Ce texte fait partie d’un recueil intitulé « Mon ami Jean et quelques autres » qui réunit 19 récits sur le thème du ski et de la montagne. Les expressions locales prononcées en patois, ou ce qu’il en reste, ne seront pas traduites. Elles sont écrites selon une phonétique de ma composition qui s’inspire d’une langue d’origine latine, comme le patois, et reproduit bien les sons z, ç, le ll hispanique (comme dans lluvia) ou ceux qui leur ressemblent.
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Cette année la neige a disparu un peu plus tôt que d’habitude, à moins que nous en ayons marre de tirer les skis alourdis de leurs peluches trempées dans une épaisseur déliquescente qui glisse un peu partout sur les herbes couchées des pentes délavées. Il fait chaud et quand le soleil ne tape pas trop dur c’est qu’il va pleuvoir. Quand elle tombe, la pluie est si tiède qu’elle effondre les dernières congères et les derniers talus compacts tombés des toits dénudés. Il faut monter très haut pour trouver des neiges tôlées le matin qui ramollissent en masse au premier soleil, des surfaces ravinées par des averses répétées et des descentes qui se terminent dans la soupe et la boue des prés grisâtres ou des sentiers forestiers emplis de glaise et de feuilles pourries. C’est foutu pour cette année et nous n’avons ni le temps ni les moyens de monter vers les grands glaciers des massifs lointains. Donc, direction varappe.
Nous les connaissons bien ces hautes parois qui dominent la grande ville internationale enroulée autour de son bout de lac, avec son jet d’eau qui montre la bise et le vent, sa ceinture de propriétés cossues au creux de parcs centenaires, sa couronne de plaines maraîchères aux serres étincelantes et ses citoyens si fiers de leur chocolat, de leurs riches banquiers et de leurs militaires grisâtres qui traînent leur ennui héroïque derrière la barrière de grillage barbelé qui souligne la frontière d’une haute paroi de ferraille et de poutrelles oxydées. Aux postes de douanes les poutres sont de bois, les barbelés sont galvanisés et les officiers portent de hauts képis bien galonnés. Il y a même un guichet équipé d’une tablette pour déposer les verres de blanc lorsque l’exportation corporative s’impose.
Nous voyons tout cela d’en haut les varappes, ou surtout de tout près, lorsque nous rentrons en vélo en suivant cette route tellement limitrophe qu’elle longe à un moins d’un mètre le pays de la liberté.
De notre triste côté c’est la guerre civile de jour en jour et l’occupation tout le temps. Les patrouilleurs sont en gris vert, les chiens enchaînés fauves au museau noir, les casques et les bottes reluisent au soleil de printemps et les fusils sont à la bretelle.
Nous revenons un soir de la carrière désertée ouverte au pied des parois à l’époque où les explosifs ne servaient pas uniquement à tuer l’ouvrier. Nous pédalons vite pour rentrer avant le couvre feu. A l’entrée du premier village nous tombons sur un joyeux quatuor composé d’une sorte de sous-off révélé par ses épaulettes, de deux troufions taciturnes et d’un chien passablement loup, intrigué par mes mollets griffés aux épineux des vires boisées. Le gradé tend son doigt inquisiteur vers mon sac sanglé au porte bagage :
– Maquisse ? Pistole ?
Il a l’air dépité de n’y trouver qu’une corde de rappel de quarante mètres. Il espérait probablement la grosse Bertha. Je n’éprouve pas d’attirance particulière pour la langue dont Rabelais prétend qu’elle se parle d’un exutoire dissimulé, généralement inapte à cette fonction, mais ce jour-là j’ai trouvé les mots :
– Nein. Alpinismus !
D’un geste large qui pouvait passer pour celui du vainqueur ou à la rigueur pour un salut nazi légèrement déployé en arrière, je lui désigne les parois illuminées par le soleil couchant. Le gars se marre, tapote sa montre d’un air entendu et ajoute finement :
– Raus, fite bartir…
Le conseil est superflu. Jean pédale si vite qu’il a, pour fuir à gauche par le chemin des digues, tourné à angle droit à la sortie du pont en utilisant une partie du trottoir et peut-être bien de la façade du bistrot d’en face. Je suis moi-même arrivé au sommet d’une courte côte réputée inaccessible sans prendre le temps de changer de vitesse. Je rentre nuitamment comme un voleur par les jardins ouvriers et les ruelles dissimulées du quartier piémontais.
Nous allons souvent grimper dans ces voies si fréquentées avant que les affrontements internationaux empêchent les citadins d’en face de venir écorcher leurs culottes tous les Dimanches de bonne heure, tellement près de chez eux que ceux qui en dégringolent de temps à autres passent pratiquement la frontière avant d’arriver au sol. Le plus marrant dans ce sevrage qui les réduit à la contemplation avide, c’est qu’ils peuvent nous regarder avec de puissantes jumelles, depuis les balcons d’une ville dont le bâtiment le plus ostensible vu d’en haut abritait, il y a peu, une fondation inventée pour répandre la paix universelle. Cette notable réussite, que nous voyons entre nos jambes pendant les rappels, nous remplit d’aise alors que nous gravissons les sentes abruptes du socle de blanches et fines caillasses dont chaque petit morceau porte l’empreinte de coquillages antédiluviens.
Jean parle évidemment d’urgonien, avec des accents de propriétaire. C’est le seul calcaire dont il possède une notion, tellement imprécise que je suis sûr qu’il se trompe de quelques millions d’années, dont nous n’avons absolument rien à foutre.
Le socle est couvert d’une végétation dense et souffreteuse, de genévriers et autre chênes verts, couverture assoiffée des talus ronciers et des caillasses à vipères. Dans la face, toutes les vires qui ne sont pas réduites à un sentier minable entre deux plaques, sont de même structure, agrémentées de temps en temps d’un pin nain mort de soif dont le tronc squelettique et les racines ancrées dans les fentes sont pieusement entretenus pour leur excellente tenue comme ancrages de rappels.
Tous les passages, jusqu’au dernier caillou du dernier ressaut, sont affublés de noms bizarres aux étymologies oubliées ou suspectes car on ne sait jamais si c’est le patronyme de leur premier vainqueur ou du dernier qui s’y est envolé à jamais. Il y a bien quelques appellations pittoresques mais, étant donné l’humour héréditairement fruste des habitués, elles se réduisent à des allusions plutôt lourdingues ou à des évidences navrantes. Nous enfilons successivement, selon notre itinéraire habituel, rarement agrémenté de divergences fantaisistes, la cheminée Machin après la fissure de Truc, la dalle à Chose avant le pas de Trükmüch, la traversée Dugland jusqu’à la crevasse à Ducon, pour finir presque toujours à la grotte percée qui fournit un abri apprécié contre le soleil abusif ou l’orage excessif.
La descente est généralement plus variée parce que nous possédons ma belle corde en chanvre de quarante mètres qui permet curieusement des rappels d’au moins vingt-cinq tellement elle est élastique. C’est un flot d’angoisse à chaque départ dans le vide mais, jusqu’à nouvel ordre, elle se contente de s’allonger suavement dans sa minceur naïve, sans jamais trahir nos espoirs de retour ni s’offusquer de nos poids plumes respectifs. Je l’ai prêtée à Jean pour faire une arête inconnue avec un copain encore ignorant de cette particularité qui, très intrigué, s’est informé de l’obscure raison qui nous amène à utiliser normalement des élastiques pour la descente. Avions-nous le projet de remonter ainsi les passages, sans effort et par la seule réaction de l’engin ? Ce fut sa dernière course avec mon ami car il a préféré par la suite confier son existence terrestre aux tracteurs tenaces et aux porteurs renforcés d’un prestigieux téléphérique.
Pour l’attache, nous utilisons dans les circonstances délicates, une sorte de câble de chanvre aussi souple qu’une barre à mine, dont le diamètre imposant laisse tout loisir au grimpeur, assuré autant que rassuré, de se tirer sur un brin d’herbe sèche ou de poser le bout de sa semelle sur la saillie d’une trace de bernique fossile. Ce sont les joies du calcaire, urgonien ou pas.
Nous descendons le plus souvent par une série d’horreurs dont un puits évasé à sa base qui réclame de l’imprudent qu’il se serve d’un arbre sec pour achever de s’engloutir dans un interminable boyau obscur qui se termine par un mignon petit balcon ouvert en pleine paroi et dont le sol est tellement en pente qu’on doit, pour s’y tenir assis, coincer ses talons dans une bienvenue fissure horizontale. Le départ de ce lieu contemplatif est follement amusant. On pose le rappel sur un gros piton à boucle scellé en pleine dalle par un forgeron funambule. Nous ignorons l’usage des mousquetons et, dans le cas contraire, nous n’aurions aucune envie de les laisser en place à la portée du premier récupérateur citadin venu. Il faut se mettre à genoux pour passer la corde aux bons endroits comme l’exige notre technique élémentaire et démarrer le cul le premier, les pieds légèrement plus haut que la tête, pour reprendre rapidement une position normale dès que le profil de la bête le permet. C’est très amusant lorsque l’on voit entre ses cuisses la grande ville et ses principaux monuments, notamment l’hôpital cantonal et quelques cimetières. A la montée, ce truc est un cauchemar d’adhérence précaire où ni les pieds ni les mains d’un honnête homme n’arrivent à s’employer autrement que par ouï dire et où les meilleures prises sont encore celles de nombril.
Nous ne nous assurons jamais dans les rappels. Nous avons bien assez de corde comme ça entre les jambes, autour de la cuisse droite, du pli de la fesse, de l’épaule opposée, en attendant celle d’autour du cou dont nous menace régulièrement le père à Jean qui n’est pourtant pas net de toute suspicion dans les domaines nébuleux de la morale chrétienne. Nous nous servons de gros gants de ski pour éviter de nous scier les paumes et d’une solide gouttière de cuir renforcé attachée sous la cuisse, connue des utilisateurs sous le terme dépréciatif de paillasson. Nous nous permettons, ainsi cuirassés, de nous laisser glisser à des vitesses spectaculaires en repoussant le rocher à grands bonds d’espadrilles et il n’est pas rare de sentir le brûlé dans les environs, de préférence lorsqu’il y a des filles pour nous admirer d’en bas. Elles poussent de petits cris d’envie écarlate qui cessent, à notre grand étonnement, dès que nous approchons à portée de vue. Il n’est pas recommandé aux héros de s’abaisser ainsi au niveau des mortelles.
Nous n’invitons que trop rarement des filles dans ces abrupts. Le cas échéant par extraordinaire, Jean se montre serviable à l’extrême pour placer leurs pieds sur les prises, leurs cuisses dans les fissures, pour les pousser aimablement aux fesses ou vérifier que la corde d’attache passe bien sous les aisselles et pas sous les nichons qu’il dégage soigneusement avec des gestes paternels quelque peu incestueux, tout animé du sentiment sublime de sa responsabilité.
De gros pitons de rappels il y en a un peu partout dans ces parois. Je me suis laissé dire qu’il étaient là depuis l’époque révolue de la grande zone où des contrebandiers noctambules descendaient ainsi leurs charges furtives dans ces passages ignorés des douaniers, ces derniers étant persuadés qu’un faux pas irrémédiable est vite arrivé dans ces verticales où l’on risque aussi quelque bourrade inamicale. Évidemment je n’en crois rien.
Tout en haut des varappes, juste avant qu’elles cessent d’exiger l’escalade pour se transformer en sentiers abrupts le long de vires pierreuses et de broussailles agrippées, se trouve une fameuse grotte perforée dans la roche soluble par de mystérieuses cataractes évaporées depuis va savoir. Des archéologues distingués affirment qu’elle a servi de hangar à pirogue, ce qui suppose aussi que le niveau du lac parvenait jusque là. Ils montrent la pirogue en son musée et citent, scellé dans une dalle, un gros anneau de bronze dont duquel… J’en conclue qu’à l’âge du bronze la moitié des terres émergées étaient recouverte par notre beau lac, tellement chanté depuis par tant de poètes tuberculeux, vérolés ou romantiques, en tant d’endroits propices aux aquarelles délavées et aux galipettes agrestes sur la mousse des bergères. De bons géographes assurent avec un aplomb de théologiens que, comme la musique, l’eau du lac vient par ici et s’en va par là. Moi je veux bien mais j’imagine que cette grotte à courant d’air était l’exutoire d’une résurgence tarie, témoin asséché de quelque urologie cryptotellurique autant que spéléologique et pour tout dire, venant du diable hydrologique pour y retourner bientôt.
On entre là dedans par un trou d’homme minuscule. Le trou, pas l’homme. On s’y engage tête la première pour se récupérer sur les mains, dans le noir, en une sorte de bizutage traditionnel. Le sol est constitué d’une belle dalle presque horizontale bien abritée par un porche en surplomb et prolongée par un balcon exposé aux douceurs panoramiques ensoleillées d’un couloir abrupt. Au fond, un grand trou circulaire s’ouvre sur une chambre inférieure qui pouvait bien servir de remise à pirogue ou à matraques pour femelles excessives et qui, de nos jours, sert de poubelle.
Ces commodités nous ont invités à y bivouaquer une nuit d’été qui fut sans songe, faute d’avoir pu fermer l’œil sur cette couche rudement bosselée et dans l’atmosphère fortement polluée par mon sac de couchage dont le duvet s’échappait en volutes impondérables au moindre frémissement de son contenu qui ne dormit guère. Le sac de Jean n’émettait rien, sinon des grognements rauques, à cause des plumes volages et aussi parce que la fuite achevée du rembourrage en était si ancienne qu’il n’en subsistait qu’une double enveloppe de popeline émincée, aussi transparente que ces voiles impudiques dont l’imagination populaire, ouvertement vicelarde, revêt les fées des eaux brumeuses au petit matin.

Nous avons grimpé les voies successives dans la nuit opaque et bien évidemment sans lune, pour terminer dans le noir absolu cette escalade exclusivement tactile, achevée dans l’indifférence d’une lampe torche qui s’avéra par contre incapable de remplacer les allumettes restées fidèlement sur un bloc, juste au point d’attaque. Nous avions heureusement une gourde de rouge qui fut physiologiquement pissée dans le vide au premier frémissement de l’aube naissante, une boite de pâté de je ne sais quel foie de présumée volaille et un bon petit sac des fameux sablés de Madame mère à Jean qui fut glorifiée par un récital cavernicole et masticatoire certainement inouï en ces abrupts.
Le petit trou d’accès à ces cavités confortables s’ouvre à la base d’une immense voûte d’aspect roman, quelques dizaines de millénaires avant la lettre, et qui possède un clou. Il a été planté là par de serviables grimpeurs du cru pour y suspendre la béquille d’un unijambiste habitué fidèle de l’endroit et logiquement surnommé Mille Pattes. Le brave type peut grimper partout d’autant plus aisément qu’il est moins lourd que les copains mais à la descente, une fois atteinte la fin des derniers rappels, il doit recourir à son engin complémentaire afin de terminer la descente autrement qu’à cloche pied. Pour ne pas s’encombrer à la montée prochaine pour laquelle ses deux mains lui sont forcément indispensables, il abandonne son instrument là où il reprend son vélo unipédal. Il se trouve toujours un aimable porteur anonyme au courant de la coutume qui, escaladant par là, remet l’objet au clou, ex-voto explicite à toutes fins utiles.
Jean porte un pantalon, ce qui n’a rien d’extraordinaire. Ce pantalon est un knickers d’un gris banal sauf sur le devant des cuisses où le tissu présente deux longues traces plus foncées jusqu’à la limite des genoux. L’interdiction absolue de laver ce pantalon, fermement respectée dans l’entourage familial, permet à Jean de conserver intacte cette zone diversement nuancée selon les circonstances et généralement identique de chaque côté. L’origine de cette étrange particularité est d’ordre littéraire. Jean est largement autodidacte et jalousement éclectique. Il prétend avoir lu quelque part le récit d’un bivouac si prolongé que le malheureux narrateur avait dû, faute d’autres ressources, faire bouillir son pantalon pour s’en faire un potage. Je n’ai jamais obtenu de référence éditoriale précise ni appris quelle autre fragrance émanait dudit bouillon. En conséquence Jean essuie systématiquement ses mains sur le devant de son froc toutes les fois qu’il a absorbé quelque matière comestible ou proche de l’être, ajoutant à chaque occasion un commentaire attendu à propos du goût probable et prévisible de la soupe qu’il compte en exprimer un jour. Lorsque nous passons la nuit, couchés sur des peaux de chèvres dans quelque cabane de berger, il est entendu qu’elle aura une odeur de bouc. La fiente de moutons séchée de certaines bergeries accueillantes fournit une variante ovine appréciée. De même, mais bien plus banalement, on parle de gras de jambon, d’huile des sardines, de chocolat fondu aux tiédeurs d’un sac longuement exposé au soleil des marches d’approche, de jus d’oranges ou de fruits divers exprimés en quartiers malhabiles, de bougie fondue bien sûr et, comme prémonition, des soupes étranges que fournit la fréquentation de refuges disparates tant par leur couchage généralement sommaire que par la tambouille offerte pas des gardiens aussi serviables que diversement talentueux. Le résultat de ces apports successifs et préventifs suffit habituellement à nous attirer la sympathie des chiens d’humeur humante et à écarter de notre chemin les personnes avenantes qui usent de savonnettes en des endroits où seules les excrétions organiques sudorales et naturelles ont droit de puer. On suppose en général que nous devons être de très grands grimpeurs pour sentir autant. Les odeurs édulcorées des crèmes antisolaires, dont un effrayant liquide que je m’applique sur la tronche à l’aide d’un blaireau et qui vire au violet au contact du moindre objet métallique, ne suffisent pas à nous réinsérer au nombre des vivants. Tout ça pour un malheureux pantalon à faire la soupe.
Jean s’illustre modérément dans le modelage du chapeau cloche. La concurrence envahissante dans ce domaine privilégié des originalités exubérantes l’en ont dégoûté rapidement. Il préfère façonner à partir de vieux pneus des semelles collées qu’il orne de rainures radiées à l’image de certaine production italienne dont nous avons vaguement entendu parler. C’est admirablement efficace mais pas autant que les crampons qu’il a découpés dans une tôle d’acier si épaisse qu’ils s’enfoncent dans la glace sous leur propre poids à vide. Cet homme est un génie mais nous sommes quelques-uns à préférer qu’il expérimente lui-même. Il pratique également l’art d’organiser des courses plus sensationnelles les unes que les autres, de décider de l’itinéraire, de la date et des conditions sans consulter personne et fonce à la recherche d’un compagnon, secouant tout le monde au saut du lit, débauchant l’un à grands gestes sémaphoriques, houspillant l’autre sous une avalanche de séduisantes perspectives météorologiques.
Avec moi il est plus modéré car il sait que mes vacances sont assez prolongées pour être sans programme et que je suis prêt à démarrer au premier mouvement. Il suffit généralement d’un alléchant « qu’esse tu fais Samedi ? »
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